17 août 2008
Le Paradis est à Sarodrano !
Après la grosse déception de l’île de Nosy Ve, nous avons décidé de quitter Anakao pour aller un peu plus loin sur la côte, dans le village de Sarodrano. Pour nous y rendre, nous reprenons le bateau, qui nous dépose devant le seul hôtel du village. Il est situé un peu à l’écart des autres habitations, sur une langue de sable blanc, loin de tout. Pas d’électricité, pas d’eau courante, les wc sont « derrière la dune ». On y mange le produit de la pêche du jour d’Andréa, le très sympathique patron italien, tous ensemble autour d’une grande table. Pour nous, c’est le paradis sur terre, simple et rustique.
Pour notre premier jour, nous partons nager dans une petite grotte, très belle et fraiche, dans laquelle vit un énorme mérou. Malgré les masques et tubas qu’Andréa nous a prêtés, on ne le trouve pas, mais on peut observer des bancs de magnifiques poissons très colorés. Les deux seuls autres habitants de l’hôtel nous rejoignent là-bas, l’occasion pour nous de rencontrer à nouveau des personnages atypiques et très sympas. Nous rentrons ensembles pour prendre notre premier repas « comme à la maison », on se régale !
Il était prévu que nous ne restions qu’une journée à Sarodrano, mais on y est tellement bien… alors nous décidons de prolonger notre séjour d’une journée. Presque une tradition ici dirait-on, car les deux autres pensionnaires ne devaient pas s’arrêter non plus, mais sont là depuis plus d’une semaine !
Du coup le lendemain, nous partons à pied pour le village voisin de Saint Augustin. Une heure et demie de marche pour l’atteindre, il faut monter au sommet d’une falaise et redescendre vers le village. Encore de superbes paysages… on serait presque blasés, tiens ! Après un bon repas chez un ami d’Andréa, nous partons en pirogue pour atteindre une source. Puis nous reprenons le sentier en sens inverse, il faut se dépêcher car la nuit commence à tomber… Nous avons droit au coucher de soleil pendant que nous longeons la plage. Une douche (au seau bien sur !), et nous buvons l’apéro, puis super repas, on ne s’en lasse pas… On s’endort bercés par le son des vagues.
Après un dernier petit dèj, il faut quand même qu’on quitte l’endroit, à regret. On a du prendre 3 kg en deux jours, mais nos batteries sont rechargées à bloc pour attaquer la longue remontée en plusieurs étapes de la RN7. Nous faisons nos adieux au canal du Mozambique…


25 janvier 2011
aurélie lecomte :
Bonour,
Je vais partir à madagascar en aout et je comptait justement aller au village de Sarodrano… merci pour votre écrit qui me conforte dans ce choix.
Je voudrais savoir combien de temps vous avez mis pour remonter à Tana par la route…
Cordialement !