7 août 2008

La descente de la Tsiribihina

Pour commencer nos vacances et sortir un peu des sentiers battus, nous avons passé trois jours dans une pirogue traditionnelle, simplement creusée dans un tronc d’arbre, pour descendre la Tsiribihina, un fleuve très paisible. Avec nous, un guide boulet qui n’a servi à rien (on l’a entendu ronfler une bonne partie du temps), et un jeune piroguier assez costaud pour pagayer tout au long des 150km de la descente.
Trois jours à se laisser porter par le fleuve, tranquillement, loin de tout. Ce n’est pas le moment de se casser une jambe, il faudrait 4 jours pour rejoindre l’hôpital le plus proche ! Nous passons nos nuits sous la tente, sur des bancs de sable qui bordent le fleuve.

En route, nous avons croisé quelques lémuriens, un beau caméléon, des chauves souris géantes et même quelques crocodiles. Côté paysages, les rives du fleuve sont tantôt très sec et aride (on y voit nos premiers baobabs), tantôt très vert et humide (rizières, bananiers).
Nous nous sommes aussi arrêtés pour passer un moment dans une magnifique cascade, notre seule douche en trois jours ! Inutile de décrire l’endroit, les photos parlent d’elles-mêmes.

La Tsiribihina attire sur ses rives beaucoup de vie. Les femmes y lavent le linge, font la vaisselle ; les hommes pêchent ; les enfants jouent, crient (bonzour vazaaaaaha !) ; tout ce petit monde se lave ici (oh ! des fesses toutes noires ! oh ! le verso !). On croise aussi de nombreux piroguiers qui remontent le fleuve à contre courant : il leur faut 10 jours pour rentrer, 150 km à la perche ! Autant dire qu’on voit chacun de leurs muscles et qu’ils n’ont pas un gramme de graisse (grrrrrrrr !).

Et comme c’est le début de la saison touristique, d’autres personnes font en même temps que nous ce petit périple. Ça donne lieu à des rencontres étonnantes avec des gens non moins étonnants, pour des soirées autour d’un feu de camp.

A la fin du voyage, on descend de notre pirogue pour monter dans une charrette à zébus, conduite par deux gosses. Ils nous amènent au village le plus proche pour une bonne nuit de sommeil, dans un vrai lit. Ouf !

Un commentaire to “La descente de la Tsiribihina”

  1. 7 août 2008

    misterpatate :

    Et pendant ce temps la, à Lyon, il pleut.

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