9 avril 2008

Changement de programme

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous raconter mon quotidien à l’hôpital, et bien non. Petit imprévu au programme, finalement vous aurez droit à une bonne blague, qui vous fera bien marrer j’en suis sure, mais Didier et moi, beaucoup moins.

Ce samedi matin, deuxième week-end à Tana et on déménage déjà, de chez Mme Suzanne à la chambre de son école, plus près du centre. Il fait chaud, il fait beau, on fait nos sacs et on part vers notre nouveau chez-nous : bref on est contents et tout va bien! A midi on se fait inviter, premier repas dans la jolie cours de l’école, bordée de cocotiers, bananiers, figuiers, et autres.

Dans l’après-midi, on décide de bouger nos vieilles carcasses pour aller au « zou », alias le zoo, parc botanique et zoologique de Tsimbazaza au sud de Tana. Il fait toujours beau, chaud, on est bien, la vie est belle!

Retour à l’école, le gardien nous ouvre les portes, grande classe, et pour terminer en beauté cette journée, on décide de sortir manger au resto, il y en a un pas très loin, 5 minutes à pied, il fait nuit mais on n’a même pas peur… :( Certes, l’orage gronde au loin, un peu trop fort d’ailleurs, mais pleins d’optimisme on part en t-shirt et chemise.
Petit resto chinois, très bon repas pour pas cher (côtes de porc sauce pomme d’amour pour moi, émincé de poulet aux champignons noirs pour Didier, et banane flambée au rhum en dessert). On remarque qu’il commence à pleuvoir, sans inquiétude, ici il ne pleut jamais bien longtemps. Erreur. C’est ici que vous commencez à rire.

A la sortie du restaurant, grosse averse : on décide de rester à l’abri 5 minutes, le temps que ça se calme, mais ça ne fait qu’empirer, des trombes d’eau coulent dans les rues. Croyant profiter d’une accalmie, on se lance, “bah c’est pas bien loin, on sera un peu mouillé c’est tout”. Re-erreur. Dans la nuit et sans aucun éclairage publique, on s’éclair à l’éclair et à la lumière des phares des quelques voitures que l’on croise. On ne voit pas où on met les pieds, et trop  tard on se rend compte qu’il y a des flaques de 20cm de profondeur. On flotte, il flotte, la pause à mi-parcours nous permet d’évaluer les dégâts : trempés, jusqu’aux os. Bah aller c’est pas grave, on y est presque!

Arrivés devant le portail, tous fiers de nous, plus qu’à sonner pour que le gardien vienne nous ouvrir. Sauf que… Avec le bruit de la pluie et l’orage, il ne nous entend pas, on cogne sur le portail, on hurle, rien.
Après 10 longues minutes, le gardien vient nous ouvrir, hilare sous son parapluie, qu’il nous tend pour éviter qu’on se mouille. Ahah :(
Au final, la soirée se termine les fesses à l’air au beau milieu de l’école, douche et lessive à la lampe de poche car les coupures d’électricité s’enchainent.

Bon ok, compris, la prochaine fois on prendra un parapluie…

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